La vie brakeless
Si vite, le temps passe si vite. Qu’il se compte en fraction de seconde lors d’une course ou en années à l’échelle de nos vies, il défile sans que rien ne puisse l’arrêter. On ne peut pas le ralentir, c’est comme un vélo sans freins, «brakeless» pour les initiés. On vit haletant, on se met la pression comme si réussir sa vie c’était courir sans savoir vraiment où l’on va. On tourne en rond et on tourne vite pour ne pas perdre l’équilibre. Boulot-loisirs-dodo, on enchaîne les journées à des rythmes qui laissent de moins en moins de place pour partager des moments privilégiés en compagnie de nos proches. A l’ère de Twitter et Facebook, où l’on est averti en quelques secondes que la terre tremble en Haïti, où l’on a des « amis» virtuels à ne plus savoir qu’en faire ; on oublie parfois de simplement regarder à côté de soi, nos familles, nos «vrais» amis. L’essentiel. Alors Il faut parfois freiner, quitte à le faire avec les pieds, quitte à user ses semelles pour enfin ralentir, se poser et dire à ceux et celles que l’on aime combien ils comptent. Le temps s’écoule, nos vies s’effacent, des vies s’envolent... et dans la vie, pédaler en arrière ne fera hélas jamais remonter le temps.
A Pascale et Greg.